[Souscription] Les chroniques historiques de Ronan Leprohon

10,00

Nous vous proposons de participer à une souscription afin de publier « Les chroniques historiques de Ronan Leprohon », ancien historien à l’université de Brest et militant politique breton. Ce livre réunira quinze de ses chroniques sur l’histoire de Bretagne, écrites d’un point de vue breton, coûtera 10 € l’unité et devrait faire une centaine de pages. A lire, la description plus complète de l’auteur et de l’ouvrage ci-dessous.

Celles et ceux qui participeront à cette souscription recevront leur(s) exemplaire(s) sans avoir à payer les frais de port.

La parution est prévue avant l’été.

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Description

Souscription : chroniques historiques de Ronan Leprohon

 

Ronan Leprohon est mort le 23 août 2017 à 78 ans. Avec lui s’est éteinte une figure de la vie politique bretonne, mais aussi – on l’oublie trop souvent – un historien. Enseignant à l’université de Brest, Ronan a délibérément fait le choix de privilégier l’engagement politique à la production historique. Mais c’est bien à l’historien que les Presses populaires de Bretagne veulent aujourd’hui rendre hommage.

Rédacteur en chef du mensuel Le Peuple breton durant quinze ans (d’abord de juillet 1973 à mai 1978 puis de février 1999 à novembre 2010), Ronan Leprohon a imposé au journal sa « patte » et notamment son goût pour l’Histoire. Chaque mois, il demandait à ses amis historiens – souvent camarades de l’UDB – s’ils pouvaient écrire dans les colonnes du journal. De Jean-Christophe Cassard à Jean-Jacques Monnier, ils sont nombreux à avoir fourni à Ronan de la matière pour une chronique historique.

Ronan en a lui-même écrit 15 (en espérant que nous n’en ayons pas laissé passer). Ce sont ces chroniques que nous proposons de rééditer et de préfacer, car, au fil de ces articles, le lecteur pourra mesurer à quel point la pensée de l’UDB se retrouve dans la manière même d’appréhender l’Histoire. C’est en effet une matière complexe, non dénuée d’idéologie. Si nos publications dénoncent le roman national français, on pourrait en faire de même avec le roman national breton, même si celui-ci est objectivement un « contre-mythe ».

Or, si les mythes construisent, ils peuvent également aliéner. Il est donc important de les comprendre pour pouvoir s’en affranchir et penser par soi-même. Ronan Leprohon avait beau être politisé, il n’en était pas moins un historien honnête et objectif. De même que pour son combat politique, il refusait l’Histoire venant d’en haut, imposée par une autorité ou se contentant de raconter la vie des rois. Non, Ronan Leprohon vantait au contraire l’histoire populaire, en s’appuyant sur des éléments d’archives à première vue mineurs, mais auxquels il donnait tout leur sens.

L’Histoire de Bretagne est, on le sait, méconnue. Et les historiens qui la dispensent sont de plus en plus rares. Aussi, il nous a paru important d’éditer un petit ouvrage dans lequel quelques épisodes de son Histoire étaient écrits par un Breton. Car la Bretagne vue par le peuple breton et non depuis Paris change profondément. De réactionnaire, elle devient révolutionnaire, de bigote, elle devient humaniste. L’Histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on. Ici, Ronan Leprohon propose une Histoire écrite par les « perdants ». Car, assurément, en privant le peuple breton de son Histoire, on le prive de son droit à parler dans le concert des peuples.